Jean-François MAILLET

écrivain

Par Jean-François



1°) Le plan.

Il y a trois ans m’est venue l’histoire de base du roman qui allait devenir « Maxi-frissons au MaxiShop ».
L’idée était tenace. Et elle a vaincu mes bonnes résolutions, qui étaient de ne plus écrire : mes deux dernières tentatives avaient échoué.
En février 2007, je me suis lancé.
L’idée de départ était très simple : deux cousins détectives, aux caractères très opposés, et l’assassin, et leur lien avec l’assassin.
J’ai écrit un plan de deux pages, puis un plus détaillé de vingt pages (j’avais décidé de ne pas reproduire mes erreurs précédentes, et d’avoir un plan construit qui tienne la route, pour que l’écriture en soit facilitée).
Puis j’ai tout résumé sur une feuille A3, pour voir si l’intrigue se tenait.
J’ai aussi travaillé le caractère des personnages.
Et j’ai retravaillé le plan, pour que tout tienne debout. Cette étape m’a pris à peu près trois mois.

2°) L’écriture.

Au mois de mai, en m’appuyant sur le plan, j’ai écrit la première mouture d’« Au petit bonheur », titre de l’époque. Ca m’a pris trois semaines.
Puis je l’ai tapée à l’ordinateur, tout en la retravaillant.
Au mois de juin, pendant un orage, l’ordinateur s’est tout à coup éteint et je n’arrivais plus à le rallumer. J’ai cru que tout était perdu. Sur un coup de déprime, j’ai décidé de tout abandonner. Le lendemain l’ordinateur refonctionnait et je me suis remis au boulot comme si de rien n’était.
Pour la relecture j’ai opéré de plusieurs façons :
-    De temps en temps je tirais tout sur papier et je relisais en faisant des annotations, notamment pendant les grandes vacances.
-    J’ai relu personnage par personnage.
-    Je me relevais la nuit pour noter des choses sur des bouts de papier. Et des idées me venaient sans cesse à l’esprit, à tout moment de la journée : autant dire que parfois je n’écoutais pas ce que me racontait ma femme, Béatrice.
Au mois de février 2008, j’ai fait relire mon roman à
différentes personnes, pour qu’elles me donnent leur avis, et j’ai apporté quelques corrections. Ces discussions avec mes premiers lecteurs m’ont aussi beaucoup fait réfléchir sur mon roman.
Parmi ces lecteurs, il y a Damien, un collègue des P’tits Marins, qui l’a lu en une nuit ; Jack qui l’a lu en dernier mais a retrouvé des incohérences ; et Laurent qui n’a pas aimé : c’est pour l’instant le seul mais ça fait du bien, ça m’a un peu recadré)
Puis j’ai protégé mon roman (enveloppe Soleau).

3°) L’édition.

Il me fallait maintenant trouver un éditeur qui veuillent bien de mon roman.
Sur Internet j’ai trouvé cinq adresses de petits éditeurs de romans policiers (inutile de contacter de grosses maisons d’éditions, elles ne prennent que rarement des premiers romans).
Je me suis rendu à la librairie de Sézanne et la libraire, Madame Hémard, m’a trouvé cinq adresses, tout en me disant que c’était extrêmement difficile de se faire éditer.
J’ai envoyé mon livre aux dix maisons d’édition.
J’ai reçu deux réponses favorables, une à Nice, l’autre à Paris. J’ai choisi Paris, car c’était plus facile pour s’y rendre.
Le 4 juin 2008 je rencontrais mon éditrice à Paris. Elle me fit signer le contrat, changer le titre, et nous avons discuté de la fin, qui posait problème.
Au cours du mois de juin, suite à cette conversation, j’ai tout retravaillé, notamment la fin en rajoutant deux pages pour donner le mobile (les lecteurs précédents m’avaient dit être gênés par cette fin).
Fin juin j’ai tout renvoyé par e-mail.
Début juillet, réception de la première maquette, avec le projet de couverture, et toutes les pages dans leur forme finie. Après avoir ajouté pas mal de corrections, j’ai tout renvoyé au bout de deux semaines. Et on est parti en vacances.
En revenant de vacances, la deuxième maquette m’attendait dans la boîte aux lettres. J’ai vérifié que mes corrections avaient été faites et j’ai apporté les ultimes modifications. Et tout est reparti à Paris chez mon éditeur.
Fin août mon livre a pris le chemin de l’imprimeur.
Début octobre il sortait des presses et je recevais à la maison les premiers exemplaires.
Mon éditeur le déclara à la bibliothèque nationale et la vente put être lancée.

4°) La promotion.

J’ai eu droit à un article dans l’Union au mois de novembre. C’est un collègue instit qui est venu m’interviewer à la maison. Il a pris 200 photos pour n’en garder qu’une. Et j’ai fait une interview radio pour RCF Marne.
A ma dédicace à Sézanne, à la librairie Hémard, j’ai vendu les 60 exemplaires commandées en à peine deux heures.
Au mois de décembre j’ai vendu 16 exemplaires au marché de Noël d’Esternay. C’est une mère d’élèves qui m’avait suggéré que ça pouvait être une bonne idée d’en vendre là. C’est surtout des parents d’élèves, évidemment, qui me l’ont acheté.
Au mois de janvier, j’ai fait une interview pour Radio Bleu Champagne. Le journaliste, se rendant compte que j’habitais très loin de Reims (là où est installée la radio), décida de faire l’interview par téléphone. Pour ne pas être gêné par le bruit, je me suis enfermé dans la chambre de mon fils Edwin. Ca a été vite, l’interview ne durant que 7 minutes. Mais l’essentiel a été dit.
Le 21 janvier, dédicace à Châlons-en-Champagne, à l’espace culturel Leclerc, près de la Mairie. Je me pointe à 10 heures. Malchance, ils n’avaient pas les bouquins. En fait ils ont confondu avec un autre auteur qui devait amener ses livres !
On s’est donné rendez-vous pour le 24 février, et là j’en ai vendu 14, ce que je trouve bien. Par chance, l’après-midi, un auteur de BD originaire de Chalons, est venu dédicacer son adaptation du « Jeu de l’amour et du hasard » de Marivaux. Il a attiré pas mal de monde, et des gens venus pour lui sont venus acheter mon roman.
Le 14 mars, dédicace à la bibliothèque de Beaumont-sur-Oise, dans le Val-d’Oise. Là je n’en ai vendu qu’un.
Sont prévus les dédicaces suivantes : la librairie de Montmirail le 28 mars, la librairie de Vertus le 18 avril, et Le Gault-Soigny le 17 mai.

5°) La suite.

Je prépare le deuxième. Le titre provisoire est « Exécutions sommaires ».
C’est une histoire de vengeance par rapport à une affaire de fusillés pour l’exemple ayant eu lieu pendant la bataille de la Marne. Il y aura quatre assassinats, et beaucoup d’histoires de village, notamment entre agriculteurs.
Rendez-vous dans deux ans…